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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


 

L'hiver de la robe longue

La robe longue survivra t-elle aux ultimes vapeurs estivales ?

Oui, nous répondait la fashion week italienne en janvier dernier, par la voix de ses brillants représentants Frida Gianini, Domenico Dolce et Stefano Gabbana.

Dont vous savez maintenant tout le bien que je pense, concernant la première. Et dont vous ne pouvez que deviner tout le bien que je pense, concernant les seconds.

Puisqu'après une collection été hallucinante de fraîcheur et de justesse, les ex les plus cool de la planète ont à nouveau fait l'unanimité pour l'automne-hiver. En s'amusant à l'extrême avec notre motif star à elle et moi, le tartan.

Initiative téméraire, vu la délicieuse overdose de carreaux qu'on fait déjà depuis plusieurs saisons. Une tendance qui se maintient aussi longtemps sur le podium de la désirabilité, résistant miraculeusement au syndrome de "l'année de trop" alors qu'elle est si typée visuellement, c'est peut-être bien un cas d'école...

Mais franchement, en toute objectivité, comment résister à sa réinterprétation virevoltante du défilé D&G ? Entre leurs envolées de robes quadrillées et les splendeurs bobo de Gucci, avec mon adoré motif paisley, je ne sais que choisir.




Oui, je vous entends là-bas dans le fond : "Qui te demande de choisir ? Tu peux t'en offrir une ?" Non, en effet. Pas plus que le luxe d'espérer une copie à bas prix dans nos enseignes plus accessibles.. Alors, ces quelques photos, ce sera simplement pour l'amour de l'art. Pour, comme dit Zabou, "se souvenir des belles choses".



Photos : www.style.com
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Paisley !

C'est le nom que les Anglo-Saxons donnent à notre bon vieil imprimé cachemire. Et d'un coup, c'est vachement plus bucolique.

Le paisley, on n'y réchappera pas à la rentrée. Il y en a partout, même chez Camaïeu.

J'ai envie de dire... et d'ailleurs tiens je le dis : le paisley, c'est le liberty de cet hiver.

Après avoir prophétisé que le col en fourrure serait le nouveau foulard... je vis dangereusement... Bientôt on me jettera des pierres en me priant de remballer mes fashion prédications...

Quoiqu'il en soit, moi, le paisley, j'en suis. J'ai choisi mon camp après avoir gobé les défilés Gucci (et oui, ça y est, on y revient enfin...) et DKNY.

Avec chacun leur mode d'emploi : opulent pour l'Italienne, ci-dessus, et urbain pour l'Américaine, ci-dessous.



Il n'en fallait pas plus à l'auteur de ces lignes pour être saisie, telle une fiévreuse lectrice d'Harlequin, d'un brûlant désir. Oui, je confesse : style.com, c'est ma lecture érotique à moi !*

D'où précipitation de ma part dès juillet dernier (oui, shame...) sur deux modèles apparus chez Zara et venus déclencher en moi ce signal d'alarme qu'on connaît toutes : celui qui retentit lorsque s'incarne sous nos yeux LA fringue sans laquelle on ne va plus pouvoir survivre.


Rien ne pressait, non. L'automne, les collants opaques et les longues écharpes, ça ne serait que dans de loooongues semaines. Mais je suis comme Punky, dont je partage l'obsession pour le leggings en laine : je ne sais pas attendre.

Et puis je ne blague pas en parlant du paisley comme du nouveau liberty. Il présente exactement les mêmes caractéristiques addicto-compulsives : il n'y a pas deux imprimés identiques, celui qu'on n'a pas encore est toujours le meilleur...

Si je vous dis que quand j'étais petite, j'exultais à l'approche de septembre, à l'idée d'acheter mes nouvelles fournitures scolaires, vous avez deviné par quoi j'ai remplacé les crayons et les protèges-cahiers ?

*Surtout la nouvelle version du site, encore plus ergonomique malgré quelques petits bugs si on veut user du moteur de recherche. Allez vite la voir !
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Gueule de boudoir


Depuis hier, Maggie est à l'affiche du nouveau Batman.

Peut-être qu'on parlera davantage de Maggie maintenant, avec les records que ce chef d'oeuvre absolu bat en ce moment aux Etats-Unis, où il pourrait bien déloger le futur-ex-insubmersible Titanic.

Limite, je redoute ce moment. Ca risque de faire comme quand vous aimez un truc entre initiés, et puis qu'un jour le grand public s'emballe et vous le "vole".

Ca m'arrive souvent en musique. Je n'arrive plus à écouter Anaïs.

Nous volera t-on Maggie Gyllenhaal ?

A voir son visage las, fatigué, dans Batman, sa composition low profile, complètement raccord avec la puissante mélancolie du film, j'ai quelque espoir... que non.

La séduction de Maggie sera toujours alternative. Un peu grave, avec ce trouble terriblement femme-femme qu'elle instille depuis le plus jeune âge.

Sans parler de l'inoubliable "Secrétaire", vous l'avez peut-être vue dans "Le sourire de Mona Lisa" et "Harold Crick". En cocotte 50's et pâtissière bohème-rock. Du charme au kilo.

Exactement ce qu'avait capté Miu Miu dans sa campagne de l'hiver 2004.




Et parce qu'elle commet parfois quelques impairs sur tapis rouge, seuls les acharnés, ceux qui savent ce dont elle est capable, la guettent à chaque apparition, avec palpitations... Et la promotion mondiale de The Dark Knight n'a pas été décevante, dans ce domaine... De Barcelone à Londres...

Pièces puissantes et accessoirisation minimale. La sobriété sied bien aussi à Maggie.

Bref Maggie est un trésor que je chéris jalousement. Un précieux....... Que j'aurais aimé vous montrer sur ce blog sous toutes ses coutures, dans une galerie qui lui serait spécialement dédié et qui a d'ailleurs, certaines l'ont remarqué, été ébauchée... Cela fait des mois que j'amasse les photos d'elle, et croyez-moi, des sublimes, il y en a à la pelle...


Mais la technique continue, semaine après semaine, d'en décider autrement. Alors de guerre lasse, je vous ai fait un album palliatif, ailleurs, ici.

Vous y remarquerez que j'ai eu majoritairement tendance à sélectionner (et c'est d'ailleurs ce qui m'avait plu dans la campagne Miu Miu en 2004) ses tenues un peu "boudoir". Mélange d'imprimés, peignoirs... Je n'ai jamais trouvé l'exercice si bien mené que sur elle, que voulez-vous, Maggie semble une jeune femme que l'on aime jeter dans les coussins, à peine vêtue d'un kimono...

Et si ce petit tour au pays de Maggie vous donne un goût de revenez-y, je vous recommande un aller-simple pour le fansite www.maggie-gyllenhaal.net,  aux galeries thématiques d'une exhaustivité époustouflante.

Et allez voir Batman, for God's sake !

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